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1. Ça vient d'où l'idée de faire cette réforme?
2. En gros c'est quoi le but de la réforme?
3. Comment on peut voir dans une école que la réforme est bien présente?
4. Ça serait quoi un enseignant qui se laisse gagner par la réforme?
5. Qu'est-ce que les élèves vont faire maintenant qu'ils faisaient moins avant?
8. Les fameuses compétences transversales, c'est quoi au juste?
9. Les fameux bulletins, c'est quoi l'idée de vouloir absolument tout changer?
Le plus compliqué avec les changements, c'est qu'ils se vivent à « vitesse variable », selon les milieux.
Les intentions, toutefois, sont très claires. La réforme de l'éducation est inspirante pour la grande majorité des gens dans les écoles et ce n'est qu'une question de temps avant que chaque élève et chaque enseignant soit dans le même bateau face au vécu scolaire.
Il faut ajouter à cela que les directions d'école et le ministère semblent déterminés à les accompagner au maximum, en fonction des ressources disponibles.
Avec un peu de positif, beaucoup de questionnements et d'échanges, les grands gagnants seront les jeunes qui eux, ressentent bien qu'on s'en va dans la bonne direction... quand un maximum d'adultes s'entendent sur ce qui est important !
Ce billet de Patrick (http://www.patrickmoisan.net/carnet/index.php/2005/04/01/59-bilan-du-meq-sur-la-reforme-au-secondaire) et le commentaire de François qui s'y trouve me semblent tout à fait pertinent dans le contexte de cette discussion à débuter :
"Dans le fond, n'est-ce pas ça [que dans l'ensemble, ils estiment que le nouveau programme a davantage d'effets bénéfiques sur les jeunes que les anciennes façons de faire] l'important? Il ne faudrait pas croire non plus que tout va changer comme par miracle du jour au lendemain. Il faut être un peu réaliste."
et
"Considérant les conditions désastreuses dans lesquelles la réforme a été implantée (...), ça relève presque du miracle qu'on ait à ce point réussi à faire progresser la réforme. Ce miracle, il me semble, ne tient qu'à la foi des éducateurs dans la nécessité du changement. En soi, cela augure bien pour la suite.
Ce texte paru au Devoir (http://www.ledevoir.com/2005/05/14/81793.html) de Marc-André Éthier [Didacticien des sciences humaines, Université de Montréal]
et d'Alain Dalongeville [Enseignant en école secondaire et formateur de maître, France] me semble apporter un éclairage important sur "la polémique" entourant la question des savoirs et des compétences. Prenons juste ces deux extraits :
- "... il faudrait dissiper la fausse opposition entre compétences et connaissances. Car a contrario de la vision réductrice des fondements de la réforme colportée par ses détracteurs, on ne peut pas être compétent et ignorant, mais on peut être connaissant et incompétent."
- "En somme, que les enseignants se rassurent : aussi bien en histoire qu'en géographie et probablement ailleurs, il faut enseigner des contenus de haut niveau, car il est impossible de construire des compétences à vide, sans des contenus sur lesquels travailler. En fait, plus les exigences seront élevées en matière de compétences et plus la quantité de savoirs à transmettre, effectivement transmis et véritablement maîtrisés par les élèves, sera importante."
À lire en entier...
Par Mario Asselin le mai 14, 2005 10:28 AM